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Études sur la Ressource

 

L'OP contribue à améliorer les connaissances sur la ressource. De multiples études sont portées ou menées en partenariat avec des structures scientifiques et professionnelles. 

Le but de chaque projet est d'apporter aux adhérents un soutien scientifique pour une gestion durable de leur activité.

 

 

2017 - Le projet SUMARiS - Sustainable Management of Rays and Skates

2017 - Le projet SUMARiS - Sustainable Management of Rays and Skates

2015 - Le projet CAPTAIN - Connaissances améliorées à l'aide des Pêcheurs sur la Sardine et l'Anchois de la façade Atlantique (Golfe de Gascogne et Manche)

Contexte

La sardine et l'anchois figurent parmi les espèces pour lesquelles certaines données scientifiques sont encore insuffisantes. Les professionnels de la pêche souhaitent obtenir davantage de précisions quant à l'écologie de ces deux espèces, la dynamique des populations, ainsi que la structuration des stocks associés. Certains scientifiques estiment qu'une étude comparée des deux populations permettrait une meilleure connaissance des spécificités de chacune. La pêche de l'anchois est actuellement soumise à quota, ce qui n'est pas le cas de la sardine. Une tendance à la baisse de la biomasse de sardine a été observée depuis quelques années en péninsule ibérique, incitant les pêcheurs espagnols à reporter leurs efforts de pêche dans le Golfe de Gascogne (zone VIIIa,b du CIEM), où la biomasse est à un niveau relativement élevé. 

 

Le projet

Dans le cadre de l'Axe 1 "Acquisition de connaissances halieutiques" de France Filière Pêche (FFP - financeur du projet), l'IFREMER a lancé en décembre 2014 le Projet CAPTAIN. La date de finalisation du projet est prévue pour juin 2018.

Le projet CAPTAIN se fixe comme objectif de déterminer la structuration du stock de sardines, notamment sur le plan géographique en délimitant d’éventuelles sous-populations ou, à l’inverse, en constatant une connectivité entre les zones. Il étudiera en parallèle, et pour les deux espèces concernées, l’échelle temporelle, en déterminant entre autres les cycles de pondaison et la saisonnalité de la distribution spatiale.

 

Le protocole

Un protocole d’échantillonnage a été mis en place. Pour obtenir une couverture spatiale la plus large possible, IFREMER collabore avec trois Organisations de Producteurs de la façade Atlantique - Manche : l’OP Vendée, Pêcheurs de Bretagne, et le FROM Nord. Chacune doit recueillir des échantillons d’anchois et de sardines auprès de ses adhérents afin que l'IFREMER puisse procéder aux analyses. Grâce aux individus récoltés, des analyses pluridisciplinaires pourront être menées.

 

Les objectifs

Les résultats de cette étude devraient permettre d’apporter des préconisations pour une gestion durable et spatialisée des deux espèces concernées. L’approche comparative du projet devrait également fournir des éléments de réponses sur leurs éventuelles interactions. Enfin, grâce à l’étendue spatiale du projet et l’ensemble des partenaires mobilisés, des données pourront être acquises de manière simultanée, permettant une vision globale de la ou des population(s) de sardines de la façade Atlantique - Manche. Le tout s'inscrit dans une volonté de renforcement de la collaboration professionnels/scientifiques. 

 

 

2015 - L'étude SMAC - Sole Manche Est : Amélioration des Connaissances pour une meilleure gestion du stock

Contexte

La sole commune (Solea Solea) est une espèce emblématique de la filière en Manche Est. Présentant une valeur commerciale importante, elle peut constituer jusqu’au ¾ du chiffre d’affaires de certaines flottilles. Les restrictions sur d'autres espèces (notamment la raie ou le cabillaud) ont renforcé cette dépendance à la sole. Or la mortalité par pêche, actuellement au-dessus des seuils recommandés, s’accompagne d’un très faible recrutement depuis quelques années. Ce double constat conduit la Commission Européenne à baisser le Total Admissible de Captures (TAC) depuis 2013.

 

Mise en place du projet

Afin de pouvoir réagir face à ces baisses successives, le projet SMAC a été mis en place. A l'initiative de l’IFREMER, les différents partenaires (le CRPMEM du Nord Pas-de-Calais Picardie, le FROM Nord, et donc l'IFREMER) se sont réunis pour le lancement du projet. Financé en partie par France Filière Pêche (FFP), ce projet s’étend sur trois ans (début prévu en décembre 2015).

 

Les objectifs

Ce projet est né du constat qu’il existait des lacunes dans les connaissances scientifiques de la dynamique du stock en Manche Est. L’objectif est donc d’acquérir de nouvelles connaissances sur le plan biologique et écologique afin d’améliorer les modélisations d’évaluation du stock. Ce projet s’appuie sur trois axes de travail principaux : la spatialité et connectivité des zones fonctionnelles du stock, les origines de la variabilité du recrutement, et enfin la sélectivité des engins de pêche. Les résultats devront être communiqués au CIEM (Conseil International pour l'Exploration de la Mer) pour servir d'aide à la décision.

 

2015 - Le projet RAIMEST (Raies Manche Est) - Finalisé

Contexte

En Manche, les raies sont pêchées principalement par des chalutiers hauturiers toute l’année, et périodiquement par d’autres métiers (fileyeurs, palangriers, chalutiers côtiers).

La règlementation européenne actuelle regroupe l’ensemble des espèces de raies sous un TAC (Total Admissible de Captures) commun. Or ce TAC pose principalement problème en Manche Est (Zone VIId du CIEM). En effet, on observe une prépondérance de la raie bouclée (Raja Clavata) dans les captures (jusqu’à 70% de l’ensemble des raies pêchées), et ce pour tous les métiers. Les indicateurs de biomasse soulignent un très bon état du stock sur cette variété, avec une forte tendance à la hausse depuis 2009. En revanche, les données scientifiques sont insuffisantes ou négatives pour les autres espèces. La Commission Européenne a donc décidé la mise en place du principe de précaution. Cela s’est traduit par une baisse de 25% du TAC depuis 2011.

 

Le projet

RAIMEST est un projet à l’initiative de l’Organisation de Producteurs de Basse Normandie (OPBN) qui regroupe différents partenaires : le FROM Nord, la CME, l’IFREMER, et le comité national des pêches (CNPMEM). Il est financé à 70% par France Filière Pêche (FFP), et a débuté en juillet 2014. Il avait pour objectif de proposer des mesures de gestion spatio-temporelles alternatives.Le but de l’étude est donc d’améliorer les connaissances sur les zones fonctionnelles des différentes espèces de raies présentes en Manche, ainsi que de spatialiser davantage les zones de captures afin de légitimer d’éventuelles mesures de gestion adaptées à l’échelle locale.

 

Le protocole

Cette étude se fonde sur la valorisation du savoir empirique des pêcheurs. Le questionnaire a donc été défini comme la technique d’enquête privilégiée. La méthode observée pour la récolte de données s’appuie notamment sur le programme VALCEPP Bar, élaborée en lien avec l’IFREMER.

Des référents ont été nommés dans chacune des OP partenaires afin de maximiser le nombre de réponses et d'étendre la zone d'étude. Les données du programme OBSMER pourront également être implémentées, afin de renforcer les données empiriques déjà récoltées.

 

Objectifs

Les résultats attendus concernent avant tout la caractérisation des différents stocks de raies en Manche, notamment l’aspect reproduction et les juvéniles. Ce projet s'inscrit dans les axes de réflexion nationale sur les évolutions possibles des modes de gestion des pêcheries (conduite par le CNPMEM), notamment en affinant au maximum les zones de répartition selon les espèces. L'objectif final est de mettre en avant, si possible, une abondance de raies bouclées permettant une ré-évaluation des quotas sur cette variété. Cette étude doit permettre d’appuyer les préconisations établies par l’ensemble des partenaires et professionnels lors du Conseil des Ministres de fin d’année.